FESTIVALS, JAKES ABEBERRY, DANSE, VILLA FAL ET STREET ART : LA CULTURE À BIARRITZ DANS TOUS SES ÉTATS
Nous reprenons, ce jour, la suite de la conversation entamée hier entre l'élue d'opposition Corine Martineau et l'élue de la majorité Anne Pinatel. Après la comique - bien malgré elle - intervention de l'adjointe à la Culture Pinatel hier, nous assistons au navire Culture qui sombre sous nos yeux.
Que le lecteur sache que ce qui suit n'est pas issu du Gorafi, mais bien des échanges du conseil municipal du 15 septembre dernier. Nous vous invitons d'ailleurs à lire le texte que nous avons publié hier, avant d'entamer la lecture de celui-ci.
Madame Arosteguy : «Euhhh... et nous avons fait le choix plutôt d'artistes locaux plutôt que ces grandes expositions nationales qui coûtaient très cher, euhhhh... qui étaient effectivement de très grande qualité, peut-être qu'elles se referont à l'avenir mais en tous cas dans un premier temps, nous nous sommes engagés auprès d'artistes locaux euhhh... que nous avons mis en avant plutôt au printemps que en été euhhhh... laissant l'été à des activités diverses et variées. Malheureusement, il y avait la Crypte qui pouvait aussi accueillir des artistes que nous n'avons plus, donc il y un travail qui s'effectue, c'est une réflexion, pour bénéficier de nouveaux lieux dédiés à la culture et dédiés aux expositions, notamment au vue de la multiplication des galeries d'art dans Biarritz qui certes sont privées donc il y a effectivement toute une réflexion autour de cela et nous sommes déjà en train de préparer l'exposition 2026 et peut-être 2027 dans lequel (sic) il y aura peut-être des choses, peut-être similaires à ce qui se faisait auparavant (…) Donc ça a été une révision en tous cas de cette politique-là mais qui n'est pas totalement arrêtée, qui sera peut-être reprise dans les années à venir parce qu'effectivement il y avait des choses extrêmement qualitatives qui étaient faites.».
Corine Martineau : «Vous avez dit que c'était une exposition au printemps. Non, c'était une exposition cet été ! Et c'est dommage, parce que si vous n'aviez pas vendu la villa Fal, vous voyez, on aurait pu faire quelque chose de culturel à la Villa Fal.».
Madame Arosteguy : «Mais la mode est un événement culturel et le développement et la création...».
Corine Martineau : «La mode ! Moi j'ai un copain qui a une entreprise qui y loue des locaux ! Il n'est pas du tout dans la Mode !».
Madame Arosteguy : «Mais c'est la Mode et le Design donc...».
Corine Martineau : «Ce n'est pas un projet culturel Fal ! Ils louent des locaux !».
Madame Arosteguy : «Je n'ai pas dit que c'était un projet culturel. (…) Il n'y a peut-être pas, comme c'est le début effectivement, peut-être qu'il s'est ouvert à d'autres qu'à des créateurs d'où votre copain qui a peut-être eu une entrée, mais moi j'ai aussi d'autres copains qui sont des jeunes, des créateurs qui n'avaient pas de lieu, ni ici ni ailleurs au pays basque et qui aujourd'hui pour un loyer assez modique ont la possibilité de création, peut-être un petit peu différente, en utilisant aussi des moyens extrêmement modernes.».
Corine Martineau conclut concernant la Villa Fal cédée à un loueur pour du coworking : «Ce n'est pas un projet culturel. C'est de la location de bureaux !».
Madame Martineau a raison : ce que la maire vient de débiter n'existe que dans son imaginaire. Laissons-là avec ses chimères.
Puis, tout à coup, madame Arosteguy se lance dans l'énumération des festivals des villes voisines : qui cela intéresse-t-il ? Bref.
Corine Martineau ne laisse pas l'occasion de rappeler aux Biarrots certains faits du mandat : «On a aussi perdu des festivals. Comme le festival des Arts de la Rue ou les Étoiles de l'Opéra de Paris qui sont partis à Anglet.»
Mais madame Arosteguy s'en contente : «Oui, ben ils y sont ! C'est bien, comme ça on peut aller à Anglet aussi, c'est sympathique aussi la culture dans les villes d'à côté. Moi "chuis" ravie que la ville d'Anglet est une ville qui ait pris le lead sur l'art contemporain, on a Saint-Jean-de-Luz aussi qui vient de se doter d'une salle merveilleuse avec le merveilleux festival Ravel. Aujourd'hui on a un pays basque - j'ai pas cité Bayonne - qui fait aussi des festivals fantastiques pendant l'été. On a aujourd'hui un pays basque qui est extrêmement dynamique sur le plan des festivals, sur le plan de la culture, qui est extrêmement complémentaire... Bayonne avec son festival d'art dans la rue ... franchement on a pas à opposer les communes les unes avec les autres...».
Corine Martineau décèle que madame Arosteguy ne semble pas très au fait et la corrige : «Le Festival d'art dans la rue ce n'est pas à Bayonne, c'est à Anglet.».
Madame Arosteguy : «Oui, j'ai dit le festival street art madame. C'est pas pareil ! Vous confondez les arts de la rue avec le street art. C'est vrai qu'en matière de culture...».
Ben non, en fait. C'est bien madame Arosteguy qui se trompe - ou ne sait pas ? - et ce serait la faute aux autres ? Par pitié, que quelqu’un lui prépare des fiches culture.
Pour conclure :
-l'exposition qui a duré 15 jours cet été n'a PAS été organisée par la Ville - dixit l'adjointe Pinatel - et ces «artistes locaux» ont été privilégiés à des événements de prestige - dixit cette fois-ci madame la maire, sous-entendant que c'est bien la Ville de Biarritz qui l'a organisée.
Qui croire de ces deux versions contradictoires ?
Une ambition culturelle nulle :
-la crypte Sainte-Eugénie n'étant plus accessible au public pour des expositions, madame Arosteguy a tout de même choisi de brader la Villa Fal et de ne libérer aucun autre espace communal au service de l'Art.
-la Villa Fal a été dévoyée de l'intention de son bâtisseur et c'est un scandale.
-la Villa Fal n'est pas dédiée aux professionnels de la Mode et du Design. Appelez-les et vous verrez.
-après avoir traversé un mandat de six ans sans aucune ambition artistique pour notre ville, la maire laisse espérer aux «nigauds» que nous sommes que peut-être les expositions d'art reprendront. On se demande bien pourquoi elle le ferait demain, alors qu'un mandat complet n'aura donné AUCUNE exposition d'ampleur.
-madame Arosteguy est ravie que d'autres villes du pays basque supplantent celle qu'elle est censée porter et représenter. C'est beau l'ambition d'excellence qu'elle a pour Biarritz !
Patrick Destizon est abasourdi et interpelle madame Arosteguy : «Votre autosatisfaction est toujours étonnante avec vous ! (...) Jamais vous ne vous remettez en question. Jamais, enfin c'est quand même assez étonnant ! Vous devriez relire les exercices spirituels d'Ignace de Loyola, ça vous ferait du bien je pense.».
Madame Arosteguy : «On n'a pas tout inventé. "Le Temps d'Aimer La Danse", il a été créé il y a longtemps, voilà. Ben on ne peut que s'en réjouir. On a récupéré un outil culturel extraordinaire que nous n'avons pas créé. So what ?».
Mais Corine Martineau veut rendre à César ce qui lui appartient : «Il faut remercier Jakes Abeberry qui a créé le festival.».
Madame Arosteguy : «Absolument. Absolument. Nous l’avons remercié.».
Corine Martineau a bonne mémoire et s'en sert : «Que vous avez congédié comme un laquais.»...
C'est en ces termes - «J'ai été congédié comme un laquais.» - que Jakes Abeberry, en personne, s'adressait en 2021 au quotidien Sud-Ouest pour faire valoir son sentiment après son renvoi par madame Arosteguy.
Madame Arosteguy s'agace : «Nous lui avons même dédié une place. Donc aujourd’hui voilà, nous sommes parfaitement conscients de ce qui a été légué par les anciens. Nous en sommes extrêmement reconnaissants. Je pense qu’il n’y a pas à revenir là-dessus pour créer des polémiques stériles, inutiles et petites.».
Pourquoi avait-elle donc dit à Jakes Abeberry : «La politique culturelle de la ville se fera sans vous !» ?
Après «So what !», «Polémiques stériles, inutiles et petites», vous dites ? Comme disent les Américains, c'est celui qui dit qui l'est ! Nous lui répondons : «I know you are, but what am I ?»
Depuis lors, on a compris que non seulement la politique culturelle ne se fait pas sans Jakes Abeberry, mais qu'avec la majorité Arosteguy elle ne s'est plus faite du tout.
Que le lecteur sache que ce qui suit n'est pas issu du Gorafi, mais bien des échanges du conseil municipal du 15 septembre dernier. Nous vous invitons d'ailleurs à lire le texte que nous avons publié hier, avant d'entamer la lecture de celui-ci.
Madame Arosteguy : «Euhhh... et nous avons fait le choix plutôt d'artistes locaux plutôt que ces grandes expositions nationales qui coûtaient très cher, euhhhh... qui étaient effectivement de très grande qualité, peut-être qu'elles se referont à l'avenir mais en tous cas dans un premier temps, nous nous sommes engagés auprès d'artistes locaux euhhh... que nous avons mis en avant plutôt au printemps que en été euhhhh... laissant l'été à des activités diverses et variées. Malheureusement, il y avait la Crypte qui pouvait aussi accueillir des artistes que nous n'avons plus, donc il y un travail qui s'effectue, c'est une réflexion, pour bénéficier de nouveaux lieux dédiés à la culture et dédiés aux expositions, notamment au vue de la multiplication des galeries d'art dans Biarritz qui certes sont privées donc il y a effectivement toute une réflexion autour de cela et nous sommes déjà en train de préparer l'exposition 2026 et peut-être 2027 dans lequel (sic) il y aura peut-être des choses, peut-être similaires à ce qui se faisait auparavant (…) Donc ça a été une révision en tous cas de cette politique-là mais qui n'est pas totalement arrêtée, qui sera peut-être reprise dans les années à venir parce qu'effectivement il y avait des choses extrêmement qualitatives qui étaient faites.».
Corine Martineau : «Vous avez dit que c'était une exposition au printemps. Non, c'était une exposition cet été ! Et c'est dommage, parce que si vous n'aviez pas vendu la villa Fal, vous voyez, on aurait pu faire quelque chose de culturel à la Villa Fal.».
Madame Arosteguy : «Mais la mode est un événement culturel et le développement et la création...».
Corine Martineau : «La mode ! Moi j'ai un copain qui a une entreprise qui y loue des locaux ! Il n'est pas du tout dans la Mode !».
Madame Arosteguy : «Mais c'est la Mode et le Design donc...».
Corine Martineau : «Ce n'est pas un projet culturel Fal ! Ils louent des locaux !».
Madame Arosteguy : «Je n'ai pas dit que c'était un projet culturel. (…) Il n'y a peut-être pas, comme c'est le début effectivement, peut-être qu'il s'est ouvert à d'autres qu'à des créateurs d'où votre copain qui a peut-être eu une entrée, mais moi j'ai aussi d'autres copains qui sont des jeunes, des créateurs qui n'avaient pas de lieu, ni ici ni ailleurs au pays basque et qui aujourd'hui pour un loyer assez modique ont la possibilité de création, peut-être un petit peu différente, en utilisant aussi des moyens extrêmement modernes.».
Corine Martineau conclut concernant la Villa Fal cédée à un loueur pour du coworking : «Ce n'est pas un projet culturel. C'est de la location de bureaux !».
Madame Martineau a raison : ce que la maire vient de débiter n'existe que dans son imaginaire. Laissons-là avec ses chimères.
Puis, tout à coup, madame Arosteguy se lance dans l'énumération des festivals des villes voisines : qui cela intéresse-t-il ? Bref.
Corine Martineau ne laisse pas l'occasion de rappeler aux Biarrots certains faits du mandat : «On a aussi perdu des festivals. Comme le festival des Arts de la Rue ou les Étoiles de l'Opéra de Paris qui sont partis à Anglet.»
Mais madame Arosteguy s'en contente : «Oui, ben ils y sont ! C'est bien, comme ça on peut aller à Anglet aussi, c'est sympathique aussi la culture dans les villes d'à côté. Moi "chuis" ravie que la ville d'Anglet est une ville qui ait pris le lead sur l'art contemporain, on a Saint-Jean-de-Luz aussi qui vient de se doter d'une salle merveilleuse avec le merveilleux festival Ravel. Aujourd'hui on a un pays basque - j'ai pas cité Bayonne - qui fait aussi des festivals fantastiques pendant l'été. On a aujourd'hui un pays basque qui est extrêmement dynamique sur le plan des festivals, sur le plan de la culture, qui est extrêmement complémentaire... Bayonne avec son festival d'art dans la rue ... franchement on a pas à opposer les communes les unes avec les autres...».
Corine Martineau décèle que madame Arosteguy ne semble pas très au fait et la corrige : «Le Festival d'art dans la rue ce n'est pas à Bayonne, c'est à Anglet.».
Madame Arosteguy : «Oui, j'ai dit le festival street art madame. C'est pas pareil ! Vous confondez les arts de la rue avec le street art. C'est vrai qu'en matière de culture...».
Ben non, en fait. C'est bien madame Arosteguy qui se trompe - ou ne sait pas ? - et ce serait la faute aux autres ? Par pitié, que quelqu’un lui prépare des fiches culture.
Pour conclure :
-l'exposition qui a duré 15 jours cet été n'a PAS été organisée par la Ville - dixit l'adjointe Pinatel - et ces «artistes locaux» ont été privilégiés à des événements de prestige - dixit cette fois-ci madame la maire, sous-entendant que c'est bien la Ville de Biarritz qui l'a organisée.
Qui croire de ces deux versions contradictoires ?
Une ambition culturelle nulle :
-la crypte Sainte-Eugénie n'étant plus accessible au public pour des expositions, madame Arosteguy a tout de même choisi de brader la Villa Fal et de ne libérer aucun autre espace communal au service de l'Art.
-la Villa Fal a été dévoyée de l'intention de son bâtisseur et c'est un scandale.
-la Villa Fal n'est pas dédiée aux professionnels de la Mode et du Design. Appelez-les et vous verrez.
-après avoir traversé un mandat de six ans sans aucune ambition artistique pour notre ville, la maire laisse espérer aux «nigauds» que nous sommes que peut-être les expositions d'art reprendront. On se demande bien pourquoi elle le ferait demain, alors qu'un mandat complet n'aura donné AUCUNE exposition d'ampleur.
-madame Arosteguy est ravie que d'autres villes du pays basque supplantent celle qu'elle est censée porter et représenter. C'est beau l'ambition d'excellence qu'elle a pour Biarritz !
Patrick Destizon est abasourdi et interpelle madame Arosteguy : «Votre autosatisfaction est toujours étonnante avec vous ! (...) Jamais vous ne vous remettez en question. Jamais, enfin c'est quand même assez étonnant ! Vous devriez relire les exercices spirituels d'Ignace de Loyola, ça vous ferait du bien je pense.».
Madame Arosteguy : «On n'a pas tout inventé. "Le Temps d'Aimer La Danse", il a été créé il y a longtemps, voilà. Ben on ne peut que s'en réjouir. On a récupéré un outil culturel extraordinaire que nous n'avons pas créé. So what ?».
Mais Corine Martineau veut rendre à César ce qui lui appartient : «Il faut remercier Jakes Abeberry qui a créé le festival.».
Madame Arosteguy : «Absolument. Absolument. Nous l’avons remercié.».
Corine Martineau a bonne mémoire et s'en sert : «Que vous avez congédié comme un laquais.»...
C'est en ces termes - «J'ai été congédié comme un laquais.» - que Jakes Abeberry, en personne, s'adressait en 2021 au quotidien Sud-Ouest pour faire valoir son sentiment après son renvoi par madame Arosteguy.
Madame Arosteguy s'agace : «Nous lui avons même dédié une place. Donc aujourd’hui voilà, nous sommes parfaitement conscients de ce qui a été légué par les anciens. Nous en sommes extrêmement reconnaissants. Je pense qu’il n’y a pas à revenir là-dessus pour créer des polémiques stériles, inutiles et petites.».
Pourquoi avait-elle donc dit à Jakes Abeberry : «La politique culturelle de la ville se fera sans vous !» ?
Après «So what !», «Polémiques stériles, inutiles et petites», vous dites ? Comme disent les Américains, c'est celui qui dit qui l'est ! Nous lui répondons : «I know you are, but what am I ?»
Depuis lors, on a compris que non seulement la politique culturelle ne se fait pas sans Jakes Abeberry, mais qu'avec la majorité Arosteguy elle ne s'est plus faite du tout.
